Amundi
Dynamisme de la productivité américaine, potentielle accentuation des pressions inflationnistes dans l'UE, un objectif de croissance chinois en ligne avec le consensus… ce qu'il faut retenir de l'actualité cette semaine.
L'escalade du conflit en Iran se répercute sur l'économie mondiale et les marchés principalement via le pétrole. Le Moyen-Orient est un important producteur de pétrole et de gaz (environ 31% de la production mondiale de pétrole et environ 18% de la production mondiale de gaz), et le détroit d'Ormuz est un point de passage stratégique, en particulier pour les expéditions destinées à l'Asie, qui reçoit près de 90% du pétrole brut et du condensat transitant par ce détroit. Les chocs pétroliers ont généralement des impacts inégaux sur les économies : les exportateurs en bénéficient généralement tandis que les importateurs ont tendance à en pâtir, l'intensité de l'impact étant liée à l'ampleur et à la persistance des hausses de prix.
Au cours des prochaines semaines, l'évolution du prix du pétrole devrait dépendre de l'intensité et de la durée des perturbations des infrastructures et du trafic dans le détroit d'Ormuz. Un conflit de courte durée avec des perturbations limitées pourrait entraîner une hausse temporaire du prix du pétrole, sans conséquence majeure sur la croissance mondiale et l'inflation. Les banques centrales, qui prennent leurs décisions de politique monétaire en fonction des données macroéconomiques, devraient probablement reporter leurs mesures le temps d'évaluer l'évolution du mix croissance-inflation.
Consulter l'intégralité de cet article dans le PDF ci-dessous :
0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer